Valoriser des REL

L’indexation : la clé pour partager les ressources pédagogiques

Décrivons nos ressources pour mieux les trouver et les diffuser !

Pourquoi indexer ?

Indexer une ressource signifie la caractériser en y associant des « métadonnées » qui décrivent le document (date, auteur, mots-clés, niveau, critères, type de ressource, cycle de vie, etc.).

Il est primordial d’indexer les ressources pédagogiques afin d’en faciliter la recherche et la diffusion. C’est un élément clé de la mise à disposition des ressources.

Le principal enjeu lié à l’indexation est, en effet, la bonne accessibilité de la ressource : plus les métadonnées sont correctement renseignées, plus la ressource est identifiable par un moteur de recherche.

L’indexation permet également de gérer et de protéger les droits (d’accès et de propriété intellectuelle) ainsi que d’authentifier un texte (via l’encodage d’une signature).

Différents formats d’indexation

Respecter les spécifications d’un format d’indexation permet de mieux partager et donc valoriser les ressources.

Le Dublin Core (DC)

Le Dublin Core est un format ancien. Il a été défini en 1995, au siège de l’OLC à Dublin (Ohio) à l’initiative :

  • du NSCA (National Center for Supercomputing Applications) ;
  • de l’OLC (Online Computer Library Center).

« Dublin Core » est la forme abrégée de l’anglais « Dublin Core Metadata Initiative (DCMI) » ou du français « Initiative de métadonnées du Dublin Core (IMDC) ».

Le Dublin Core ne permet pas de détailler correctement la partie pédagogique d’une ressource, raison pour laquelle il est délaissé au profit du LOM.

Le LOM / LOMFR / SupLOMFR

Le LOM (Learning Object Metadata) est un standard international qui propose un format de description adapté aux ressources pédagogiques.

Contrairement au Dublin Core, le LOM contient de nombreuses métadonnées spécifiques pour décrire plus précisément la partie pédagogique d’une ressource.

On entend par ressource pédagogique toute entité, numérique ou non, utilisée dans un processus d’enseignement, de formation ou d’apprentissage. Il peut s’agir de livres, de films, de scénarios pédagogiques, de sites web, de logiciels, etc.

Le LOMFR est la déclinaison du LOM pour la communauté éducative française. Contrairement au LOM, le LOMFR a été normalisé par l’AFNOR (association française de normalisation). Il a été élaboré dans le cadre d’une convention entre l’Éducation nationale et l’AFNOR.

Le SupLOMFR est une spécialisation normalisée de LOMFR. Il est un format de description de métadonnées pour indexer les ressources pédagogiques de l’enseignement supérieur. Simple et normalisé, il permet une description complète des ressources en proposant des vocabulaires spécifiques à l’enseignement supérieur, non présents dans le LOMFR, mais rendus obligatoires afin de favoriser une homogénéité de l’indexation : « étude de cas », « liste de référence », « jeu de données », niveau d’étude sous la forme « Bac+… », etc. L’utilisation de ce format d’indexation est conforme aux standards internationaux et le respect de ses spécifications permet aux établissements de mieux valoriser leurs enseignements au niveau national et international.

Pour en savoir plus :

  • LOMFR
    Site Internet consacré au profil français du LOM : www.lom-fr.fr/
  • Le guide d’usage SupLOMFR
    Site Internet entièrement dédié au format d’indexation SupLOMFR. Réalisé sous forme de guide, conçu par le groupe de travail « Indexation – SupLOMFR », il offre à tous les publics concernés une description complète du SupLOMFR, des aides pratiques, des exemples, des glossaires, des listes de vocabulaire, une FAQ, etc.
    www.sup.lomfr.fr/

Le moteur des ressources pédagogiques numériques

Le portail France Université numérique s’est doté d’un moteur de recherche qui référence les ressources mises à disposition par les établissements d’enseignement supérieur et les organismes de recherche français et dont la diffusion est assurée par les U.N.T. et Canal-U.  Ces ressources sont décrites grâce au schéma SupLOMFR. À ce jour, près de 30.000 ressources pédagogiques sont ainsi accessibles à tous, gratuitement et dans de nombreuses disciplines.

Échanger et transférer les données

Le protocole d’échange OAI-PMH pour la diffusion et l’échange des données

Facilitons l’accès technique aux ressources !

Une grande quantité de ressources de différentes origines

L’objectif de chaque Université numérique thématique (UNT) est de mutualiser et diffuser de très nombreuses ressources provenant d’établissements d’enseignement supérieur différents.

Or, rassembler physiquement ces ressources numériques poserait rapidement des problèmes de performance, de mise à jour et d’archivage.

À l’inverse, rechercher des ressources enregistrées à différents endroits serait long et compliqué.

L’idée de la mise en place du protocole OAI-PMH dans le cadre du système logiciel libre ORI-OAI, est de remédier à ces problématiques pour pouvoir rechercher et échanger rapidement des informations sans modifier leur localisation d’origine.

OAI-PMH : un protocole d’échange et de transfert basé sur les métadonnées

Le protocole OAI-PMH – pour Open Archive Initiative Protocol for Metadata Harvesting (protocole de collecte de métadonnées pour l’initiative des archives ouvertes) – permet de faciliter la mutualisation et la diffusion des contenus, car il repose sur l’utilisation des fiches de métadonnées.

Les métadonnées sont une description structurée attachée à chaque ressource : elles comprennent notamment le titre, le nom de l’auteur, le niveau d’enseignement, etc. ; et surtout le chemin d’accès vers la ressource.

Grâce au protocole OAI-PMH, ce ne sont pas les ressources proprement dites qui sont échangées sur les réseaux, mais leurs fiches de métadonnées.

Les ressources restent à leur emplacement d’origine où elles peuvent être mises à jour, modifiées, etc. Elles sont toujours accessibles depuis leurs fiches de métadonnées où sont enregistrés leurs chemins d’accès.

De ce fait, les ressources sont accessibles :

  • rapidement,
  • sans être dupliquées,
  • sans être déplacées,
  • dans leur dernière version.

Le protocole OAI-PMH harmonise l’accès à des sources hétérogènes de données indépendamment des applications utilisées.

Réseau, entrepôt et moissonneur

Le protocole OAI-PMH est indissociable des notions de réseau, d’entrepôt et de moissonneur.

On parle de réseau de portails OAI lorsque plusieurs portails échangent entre eux des descriptions de documents grâce au protocole OAI.

Comment y parviennent-ils ?

  • Chaque producteur de ressources (établissement partenaire de l’UNT) doit enregistrer ses fiches de métadonnées dans ce que l’on appelle un « entrepôt OAI », c’est-à-dire un serveur de stockage configuré pour qu’il communique  avec le protocole OAI-PMH.
  • Un programme, appelé « moissonneur », va ensuite collecter (« moissonner ») les métadonnées dans l’entrepôt et les enregistrer dans une base de données qu’il met à jour régulièrement et automatiquement.
        Un moissonneur peut être configuré pour moissonner plusieurs entrepôts à la fois : sa base de données devient alors une base de métadonnées d’un réseau d’entrepôts.
  • Grâce à un moteur de recherche, il est alors possible d’interroger la base de métadonnées du moissonneur pour accéder aux descriptions des ressources et, ainsi, aux ressources elles-mêmes, où qu’elles soient. Un moteur de recherche peut être configuré pour interroger plusieurs moissonneurs.

L’outil ORI-OAI : un logiciel pour organiser la publication et la mutualisation des ressources

Partageons et trouvons facilement les ressources où qu’elles soient !

À l’origine du projet ORI-OAI, un groupe « Réseau de portails communicants – ORI-OAI »

Le concept  « réseau de portails », basé sur l’utilisation du protocole d’échange OAI-PMH, a été lancé par l’Université numérique thématique UNIT dans le cadre de la rénovation de son portail et pour faciliter l’accès aux ressources pédagogiques de ses différents partenaires.

Puis le projet a été étendu aux autres UNT (UVED, UMVF, AUNEGE) et sa gestion prise en charge par un groupe inter UNT, coordonné par UNIT.

Initialement conçu pour gérer les ressources pédagogiques, son domaine a été étendu à tout le patrimoine numérique des établissements d’enseignement supérieur.

Pour répondre à cet objectif, le projet ORI-OAI est suivi par un comité de pilotage issu des établissements impliqués, des UNT et des UNR.

ORI-OAI, Outil de Recherche et d’Indexation Open Archive Initiative

ORI-OAI est un logiciel de référencement et d’indexation de ressources numériques des établissements.

Logiciel libre développé en open source, il est destiné à l’indexation de ressources numériques, à la diffusion de fiches descriptives selon le principe des archives ouvertes et à la recherche de ressources. Adapté à tous les types de ressources numériques, il supporte les formats d’indexation Dublin Core, LOM/LOMFR/SupLOMFR et TEF.

ORI-OAI vise ainsi la mise en place d’un système permettant de :

  • gérer et publier tous les documents numériques produits par les établissements ;
  • les partager avec d’autres établissements ;
  • les valoriser par une indexation de qualité ;
  • les rendre accessibles, à distance et selon les droits définis, dans des interfaces ergonomiques.

Techniquement, ORI-OAI se décompose en différents modules.

  • ORI-OAI-workflow : gère la chaîne d’édition et de publication.
  • ORI-OAI-md-editor : donne une interface de saisie pour les métadonnées.
  • ORI-OAI-indexing : permet d’indexer les ressources.
  • ORI-OAI-vocabulary : gère les différentes classifications et vocabulaires.
  • ORI-OAI-search : gère la recherche de documents locaux et distants.
  • ORI-OAI-repository : permet d’exposer les fiches de métadonnées via le protocole OAI-PMH.
  • ORI-OAI-harvester : permet de moissonner d’autres entrepôts via le protocole OAI-PMH.
  • ESUP-serveur-WebDAV : développé dans le cadre d’ESUP Portail, il est proposé comme système de stockage de documents dans ORI-OAI.

La structure modulaire d’ORI-OAI permet à l’établissement de n’installer que les modules correspondant aux fonctionnalités dont il a besoin.

De plus, et afin de répondre de façon souple aux besoins des établissements, ORI-OAI est entièrement paramétrable.

ORI-OAI : une réponse technique sérieuse

Le projet ORI-OAI est issu des travaux de plusieurs établissements d’enseignement supérieur, adhérents à divers groupes de travail et réseaux : l’AFNOR, le projet SYNAPSE de l’INSA de Lyon, le consortium ESUP-Portail, etc.

ORI-OAI est un projet inter-établissement, développé par quatre établissements universitaires adhérents à UNIT et UVED : INP Toulouse, INSA de Lyon, université de Valenciennes, université de Rennes 1.